Le live « Hhaï » est très souvent plébiscité, du fait de l’Interprétation, monstrueuse de Kohntarkosz avec le violon de Didier Lockwood ! Cette interprétation est très dense, très aiguë aussi, du fait du violon, qui me plait moyennement. Par contre, le moment ou le morceau prend son envol, et devient furieux, est incroyable. Lockwood se paye un solo qui colle très bien avec l’ambiance égyptienne. A partir de 28 minutes, c’est l’enfer, vocaux dans tous les sens, qui montent très très haut, et ce final qui me cloue à chaque fois, avec cette mélodie chantée qui diffère de la fin de l’album. |
Quel dommage que les paroles
de Kohntarkosz ne figurent sur aucun livret. Ensuite, c’est
Emënthëhtt-Rê, du moins la version qui était
jouée à l’époque, incomplète, le
passage entre l’Intro et Hhaï ne figurant plus sur l’album
éponyme. |
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En 1980, Magma fête ses 10 ans avec ce triple live. Outre MDK, c’est surtout Theusz Hamtaahk que l’on peut enfin découvrir, bien que le groupe jouait ce morceau depuis longtemps. Le fameux Theusz Hamtaahk qui ouvre la trilogie commencée avec MDK, puis Wurdah Itah. Trente six minutes de feu, que je trouve supérieures à la version live au Trianon. Le son de la Batterie est poussé au maximum, c’est un véritable feu d’artifice que d’entendre Christian frapper lorsque débute le premier Climax qui débute à 6 minutes et nous enlace jusqu’à 17 minutes, lorsque le chœur entame les paroles « Da Zeuhl Wortz Mekanik Zeuhl Wortz » ! |
C’est
une véritable transe. Après l’apparition des chœurs,
la température grimpe encore d’un cran, pour s’envoler
réellement avec « Ï ! Dëts Ï ! Dowerï
Söhndë Loï ! » et c’est enfin l’extase
cosmique lorsque retentit le CRI, à 19.26 ! Ensuite, les chuchotements,
les robots qui parlent, puis le tourbillon qui nous amène au
solo de Stella Vander, ici annoncé par Christian. Un passage doux qui contraste, et très apprécié en concert. Puis le morceau s’arrête net, et recommence peu à peu avec la déclamation de Theusz Hamtaahk qui nous mène jusqu’à la fin du morceau. Pour bien faire, le groupe passe en boucle des cris, des hurlements, mêlés à une sorte de signal d’alarme… |
« La Dawotsin »
est un titre étrange, que Mike Oldfield (qui a l’époque
était dans le même studio où Magma enregistrait
MDK), venait tous les jours écouter. Mike Oldfield a tellement
aimé ce thème qu’il l’a piqué. On
peut dire ça ? Oui, on peut le dire. Oldfield a piqué
ce thème en 1973, puis l’a utilisé pour son célèbre
« Tubular Bells ». En voyant le film « l’Exorciste
» utiliser ce thème, Christian fut pris de court, ne
put l’utiliser, et pris une nouvelle direction avec Kohntarkosz.
Ecoutez Christian en parler ICI (MP3 -
03.30) |
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C’est un titre que j’aime beaucoup, dans lequel on trouve tout ce qui fait Magma, sans jamais paraître chiant, ni trop long. Le refrain m’enchante à chaque fois, que du bonheur ! On trouve même un petit solo avec un son d’Harmonica, évident hommage à Stevie Wonder. Le Gospel se fait présent de façon très remarquée avec des paroles en anglais. Retrovision est un grand morceau, dommage que Magma ne le joue plus du tout. |
En 2000, Magma joue la trilogie complète et ce coffret en est un excellent témoignage. Contrairement aux Retrospektiw, on entend beaucoup plus le public, ce qui donne de véritables frissons sur certains passages. Rien que le début de Theusz Hamtaahk, on décolle. Cela dit, Theusz Hamtaahk est ici jouée avec une certaine lourdeur qu’on ne trouve pas sur l’excellentissime version Retrospektiw. Peut-être est-ce dû à la prise de son. |
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Ici,
plus de sons kitch, tout est joué en piano Fender, ce qui donne
une Meilleure unité quant aux deux autres mouvements. Il faut
attendre la piste 4 (« Zeuhl Wortz ») pour que Theusz Hamtaahk
trouve un bon rythme de croisière, avec les voix lead. La piste
6 est le solo de Stella, ici joué en compagnie de James Mac-Gaw
à la guitare electrique...
Pour le passage de la déclamation, le Fender donne une couleur inattendue, beaucoup plus profonde, plus douce, plus aérienne, par rapport à cette sorte de clavinet de la version Retrospektiw. Wurdah Itah est joué à la perfection. On retrouve l’angoisse et les moments d’enchantement qui parcourent cet album très varié. La piste 2, « Bradïa Da Zïmehn Iëgah » est très bien rendue, Antoine Paganotti habitant avec passion ce passage menaçant. Fur Dï Hël Kobaïa, la piste 4, est sublime, avec cette montée en puissance jusqu’au sommet final ! |
Et ce n’est pas tout, puisque la piste suivante nous offre une autre montée magnifique (absente sur la version album) où les voix sont vraiment paradisiaques, avec ces « Tüh ! Tüh ! Tüh ! Tüh ! » et bien sur le refrain « Wëh Wëh Wëh - Wö Wö Wö !! » qui conclut ce premier acte de Wurdah Itah. Interlude avec la piste 6, et avec la piste 7 commence un passage plus complexe, beaucoup plus martial. Comme sur la version album, tout est très bien rendu, avec des frissons lorsque retentit l’accord de Mekanik Destruktiw Kommandoh, préfigurant la tempête à venir… L’Intro de MDK est d’une subtilité, avec ces sons de clochettes enroulés autour des voix traversant le ciel, annonçant le déluge. Les cuivres, très bien intégrés, n’ont certes pas la puissance de la version album, mais sont quand même très bons. |
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Le meilleur passage est pour moi le milieu de la piste 2, avec ce « Waouh ! » concluant le premier acte. La piste 5 nous montre le solo de basse, puis le solo de guitare d’un James Mac-Gaw complètement fou. La piste 6 ralentit, pour mieux repartir très très vite, entraînant le public dans une belle extase ! La seconde moitié de cette piste est ma préférée de MDK, avec ce final culminant, et les voix dans tous les sens ! MDK se finit enfin par l’Hymne de la Zeuhl Wortz, avec cette guitare HURLANTE, et ces voix qui partent à la CHASSE, bien rendu ici, et enfin, un « Joyeux Anniversaire » émouvant ! |