Ce premier mouvement de la trilogie a mûri, changé au fil du temps de 1970 à 1973, et a été gravé officiellement pour la première fois sur le Live « Retrospektiw », en 1981. Cependant, il existe une version de 1974 enregistrée à la BBC, qui est intéressante pour voir les variations. Enfin, il y a bien sur la version du live au Trianon, pour les 30 Ans de Magma, qui est elle aussi pas mal. Ma préférence va à la version du live « Retrospektiw » car la batterie est plus mise en avant. Theusz Hamtaahk, comme les deux autres mouvements, est décomposée en passages portant des noms, comme MDK. |
Ces noms sont apparus pour la première fois sur le live au Trianon, je ne sais pas si avant il en avait, comme par exemple Kohntarkosz, qui est d’un seul bloc, sans noms de passages officiels. Theusz Hamtaahk débute comme Wurdah Itah par une Incantation (« Malawelekaahm ») qui installe un climat oppressant, marqué par les chants se répétant sans cesse. Puis, on arrive à « Sewolahwehn Ohn Zain », qui glisse tout doucement, avec derrière la batterie qui frappe sans cesse, lentement (sur le live Retrospektiw, ce sont de véritables coups de tonnerre pour moi). Ce « Sewolahwehn Ohn Zain » signifie « Silence et Machine », et dans les paroles du livret du Trianon, il est indiqué « Silence en les Machines… » ainsi que des interventions de Fantômes avant les 104 « Tüh » ! C’est lors de passages de ce genre qu’apparaît mieux le coté « transe » de Magma. |
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Les
chœurs reviennent, pour grimper jusqu’à « Zeuhl
Wortz », qui est annoncée d’abord par les cris de
guitare, puis par des paroles qui s’enflamment, pour amorcer le
tournant de Theusz Hamtaahk, celui où le rythme s’accélère
et où le groupe déclame le Fameux « Da Zeuhl Wortz
Mekanik Zeuhl Wortz » dont vous pouvez voir un extrait ci-contre,
suivi du « I Detsi Detsi !!! » que l’on retrouve chanté
tout doucement à la fin de la première face de Kohntarkosz.
Ala fin de ce couplet, c’est LE Cri : Ëëah ! Et puis,
les robots, pour un passage encore plus rapide, où l’on
entend les robots chanter : U Hu ! Ah Ah ! |
Pour conclure ce premier passage qui a accéléré petit à petit depuis le tout début, un chant des Profondeurs retentit, ce sont ces énormes vagues de chants qui envahissent tout, pour aboutir à une ouverture, le « Tu Lu Li Le Ui Du Wii » chanté par Stella (par Christian dans la version BBC 1974) ! Magnifique ! Sur le live Retrospektiw, notez tous les sons kitch qui parsèment ce passage. Tu Lu Li Le Ui Du Wii propose une accalmie, avec un passage où la guitare chante en chœur avec Stella. Sur la vidéo du Trianon, on sent une complicité touchante… Après, le mouvement repart sur une autre voie, respire, reprend, respire, pour culminer jusqu’au chorus qui ouvre « Slibenli deh Theusz » : le rite des « Vagues du Temps », imagé avec ces « Theusz Hamtaahk » déclamés tour à tour, s’enroulant, le tout sur une rivière de Fender (sur la version Retrospektiw le son est amusant, d’époque). Ce passage très doux, l’oppression pour une fois rangée au placard, on sent l’annonce des temps à venir, ceux de la Mort de la Terre (deuxième mouvement). |
Enfin, le mouvement se termine avec le « Zortsung » qui éclate à la fin, nous laissant suspendus dans le vide ! La version de 1974 de Theusz Hamtaahk est beaucoup plus lente, mais possède une originalité : la fin n’est pas la même. Les chœurs sont 100 fois plus profonds sur cette version, nous entraînant « au fond » des profondeurs, et ce avec une qualité de son encore plus agréable ! Dommage que le rythme ne soit pas aussi speed ! Chose intéressante sur cette version : pas de chœurs féminins : Christian est très présent. Après Theusz Hamtaahk, il est temps de passer à Wurdah Itah ! |