[ Troisieme Mouvement - Mekanik Destruktiw Kommandoh ]

MDK a été composé en 1972. C’est le morceau le plus connu de la Trilogie, et de Magma en général. Son interprétation Live change un peu de la version album que tout le monde connaît. Son histoire est aussi riche en paroles, comme nous allons le voir. L’histoire de MDK « c’est celle d’un peuple qui s’est révolté contre son tyran, et qui marche sur le palais en chantant des chants si beaux qu’ils s’évanouissent dans l’espace » (c’est le peuple qui s’évanouit dans l’espace ? ou les chants ?).


Le livret du CD raconte une version différente, enfin, la « suite », si on veut : le tyran explique qu’il n’est pas un tyran, mais un guide, et que le seul salut est de suivre le guide. Ainsi, les différents chapitres de MDK possèdent des noms très en rapport avec le morceau, notamment « Nebehr Gudahtt », qui est le fameux tyran/guide (et la piste 5, aussi).

MDK débute par le fameux thème martial « Hortz Fur Dehn Stekehn West » durant lequel Christian annonce le morceau, ainsi que ses intentions, peut-être. On entend un nom au début : « Kohntarkosz » (plus exactement « L’antique Kohntarkosz et Kreuhn Kormahn »)! Ce premier thème de MDK contient aussi les fameux cuivres qui donnent tout son coté « Final » flamboyant à MDK. Je ne comprends pas bien pourquoi Kohntarkosz est appelé « l’Antique Kohntarkosz » par contre. Peut-être car MDK se passe longtemps après notre présent ? (Kohntarkosz, de la Trilogie du même nom, est un explorateur de notre époque).


Retour à la première piste de MDK : c’est un thème lent et lourd durant lequel les chœurs sen donnent à cœur joie avant d’entonner le « Da Zeuhl Wortz Mekanik » ! L’ambiance prend son temps, s’arrête repart, s’arrête, respire, pour encore mieux repartir et aboutir à la piste 2 « Ima Suri Dondai » (Il m’a souri, l’Ange de Vérité), qui contient ce passage incroyable vers 1:37 où les voix montent jusqu’au « Waouh ! » qui éclate vraiment en live.




MDK est basé sur la répétition, l’obsession. Un peu trop pour moi, d’ailleurs, à certains endroits. Ainsi, la suite de MDK est pour moi un peu trop lourde. Il y a bien le rythme qui change vers la piste 3 « l’éternel(le) est infini(e) » (Kobaia Is De Hundin) mais la piste 4 m’achève, à force de répéter, répéter, encore répéter.

Heureusement, en live, ce passage-là change, écoutez donc le live au Trianon, il y a un magnifique solo de basse, puis de guitare, et le groupe joue le fameux « Mekaink Zaïn » avec l’action qui ralentit jusqu’à une lenteur extrême, puis repart à une vitesse monstrueuse !!!


Nebehr Gudatt (piste 5) est l’occasion pour Christian de hurler, crier, dans un passage qui est le moment le plus dingue de la discographie de Magma. Indispensable.

La montée de cuivres à la fin avec Christian qui se lamente est MAGIQUE. Noire, et Or. Mekanik Kommandoh (piste 6) repart sur le principe de la répétition, mais heureusement, ça repart encore sur un moment plus mouvementé et varié dès la moitié du morceau, avec ces chœurs qui se déchaînent !

Enfin, MDK se finit par « Kreuhn Kohrmahn Iss De Hundin » dans un morceau très doux, plein de majesté, avant de se transformer en véritable partie de chasse, avec cette ambiance très cinématographique, ces notes de piano graves qui vous assomment. MDK finit en beauté Theusz Hamtaahk.


[ Retour à l'Index ]