J’ai du mal avec le Musée du Jeu de Paume, situé Place de la Concorde, à coté du Jardin des Tuileries. J’ai du y aller 2 ou 3 fois lors de mes Etudes. C’est un bâtiment qui paye pas de mine de l’extérieur, un énième Temple Grec comme on en voit plein a Paris. Là oùça change (et que c’est monstrueux) c’est comment c’est aménagé à l’intérieur. Attention, tout ce qui va suivre est sûrement totalement hors-sujet, même pas dans son contexte, mais j’en ai envie. L’Intérieur est tout blanc, blanc de blanc, clinique, froid, aseptisé, j’ai envie de dire « mort » (ça fera plaisir à mon Prof d’Architecture Intérieure, qui a subi mes remarques à l’emporte-pièce pendant 2ans avec un calme et un contrôle que j’admire) tellement on se croirait dans un Bâtiment Funéraire, limite Mémorial de la Peinture Blanche dans un Monde où la Couleur serait partout. C’est bien simple, c’est « vide » mais pas dans le sens « je suis Jeune et Con, je veux de la couleur, le Vide, c’est nul », vide dans le sens où tout ce qui touche à l’Humain a disparu, volatilisé, je dirais même « nettoyé ». Il ne reste qu’un parquet en bois qui grince et qui couine pour rappeler que ici, des gens viennent des fois avec des chaussures mouillées, et que ça fait un bruit rigolo, injustement sous-exploité par la Comédie Française Contemporaine. Couic-Couic ! |
Bien sur, pour mieux apprécier une Œuvre, ne voir qu’elle, c’est sur que c’est mieux, que ce soit tout blanc autour. Mais… j’ai envie de citer les Squats Artistiques, où l’on vient voir des Œuvres directement replacées dans leur contexte (l’Atelier de Francis Bacon était-il tout blanc, propre et cliniquement glacial ? D’un coté, c’est pratique pour devenir fou et accoucher plus facilement de ce genre d’œuvres…) dans la crasse de la peinture séchée, dans le bordel des pots d’eau, des pinceaux multiples, dans le bruit d’une Chaîne Hi-Fi placée par terre et diffusant du Tangerine Dream à fond les manettes. On peut reprocher de l’autre coté qu’un Squat Artistique nuit à l’œuvre en terme d’Espace, puisque là c’est l’opération inverse, l’œuvre est noyée dans le bazar qu’il y a autour, bien que j’ai vu des Squats hyper propres, pile à la limite de la Galerie d’Art Contemporain. Mais dans tout cet amas de brocante, impossible de profiter pleinement de l’impact visuel d’une Œuvre, puisque ce dernier est parasité par tout ce qu’il y a autour. Le Lieu d’Exposition a-t-il son importance ? Cinéma : Rétrospective George Romero à la Cinémathèque de Paris. Ils le vomissaient il y a 50ans, maintenant il est à la Cinémathèque. Et ma main dans ta Gueule ? Cela dit, je me contre-fout que Pierre Paul ou Jacques soit « reconnu » par Jacques Paul ou Pierre, tout cela est intime, non ? Voilà mon problème avec les Musées d’Art Contemporains. Petite Exception pour le Centre George Pompidou, car à chaque fois que j’y vais je me crois dans la Station Deepcore du Film Abyss, bien qu’on n’échappe pas au coté clinique et mortellement dépressif des aménagements. Mais après tout, il n’y a que l’œuvre qui compte, non ? Bon OK, je vous avait prévenu, ce Texte était Hors-Sujet. Je me fous du décor, je m’intéresse à l’œuvre, et ce qu’il y a autour, on s’en cogne. N’empêche, le Musée du Jeu de Paume, ça ne vaut pas le Centre de Visionnage de l’Emission Nulle Part Ailleurs sur la Chaîne Canal + dans le But de contribuer à son Amélioration dans la Mesure où il y aurait Lieu de le Faire. |